Hivernage Station Concordia DC4 2008

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samedi 31 mai 2008

la plateforme AstroConcordia

Coucou,

Après quelques jours sans trop donner de nouvelles voici une nouvelle vidéo. En fait, ça prend moins de temps et ça met un peu plus dans l’ambiance du moment.

Ce matin donc après avoir remis en service deux manips et avant de rentrer manger je me suis dit que l’on pourrait vous faire faire le tour du propriétaire… Les conditions n’étaient pas terribles, du vent, du froid, donc parfois le discours est un peu confus (j’avais pas préparé mon texte désolé) mais je ne raconte pas trop de conneries.

Voilà, j’espère que ça vous plaira…

C'est ici

Erick

jeudi 15 mai 2008

Opération "Lacher de Ballon" Phase III

Hello,

Et bien oui, comme on dit chez nous, jamais deux sans trois… le week-end arrive, et pour la plupart, le repos aussi. Et pour se détendre, sport, ciné ballades ou bien atelier construction c’est au choix il y en a pour tous les gouts…

Nous voici donc prêt, un peu courbaturé pour ma part, limite comateux au réveil, pour attaquer cette charmante journée auréolée d’un gentil –68° la mise en place du toit de l’abri… Cette fois çi, Ricardo et Roberto sont venus nous prêter main-forte. Monter les cloisons c’était déjà mignon, mais ce qui nous attend c’est le plat de résistance. Dans la série, « je teste du matériel » je vais donc essayer les gants 3 doigts et un masque souple en néoprène très fin qui vient se poser à hauteur du nez protégeant la partie basse du visage. L’avantage par rapport à la polaire que j’utilise habituellement c’est que celle-ci absorbe l’eau issue de la respiration et que l’eau et bien ça gèle… Ce qui fait qu’au bout de 45 minutes environ, la douceur de la polaire a laissé place à une minerve de glace un peu « rapeuse » qui n’est pas des plus agréable…

Mes collègues utilisent un masque en néoprène épais couvrant tout le visage. Comme j’aime bien me sentir « libre » je ne suis pas fan de ce truc, même si son pouvoir protecteur est sans commune mesure avec mes fripes…

Nous voilà donc en route pour le chantier, avec nos plaques de toit réchauffées. Montage du dernier élément de cloison, puis après avoir hissés sur le toit de l’abri skidoo deux plaques et de quoi les assembler, nous avons pu les pousser sur notre structure montée la veille. Bien entendu noms d’oiseaux et autres injures échafaudagesques étaient de la partie (oué, ne parlons pas d’échafaudage, le sujet fâche encore…). Comme je disais il y a peu de temps dans un article du « Concordia Sunday Herald » (visible sur le site de l’IPEV) j’aime bien les plans pourris… et bien celui-là dépasse toutes mes espérances…

A renfort de cales, de pousser-tirer et de mains gelées par la clef 6 pans, le morceau de 100kg fini par se poser en haut de ses 3m20 de cloisons et ses taquets se verrouiller. Victoire !!! Enfin oui jusqu’au moment ou le troisième élément du toit qui était sensé finir le boulot nous a gratifié d’un petit cadeau… C’était sans compter sur la glace, qui, fondue lors de la nuit au chaud avait fini par geler de nouveau et bloquer le mécanisme… Et c’est donc avec un plaisir non dissimulé qu’une fois de plus une plaque a voyagé du toit de l’abri à skidoo, vers la base (on est plus à 50kg prêt…) Nous avons donc décidé de manger durant le dégivrage, avant de retourner à la nuit tombée équipés de projecteurs et de frontales, finir d’assembler notre ouvrage. Bien entendu sur un ensemble, parallélépipédique de 11 pièces qui doivent s’emboiter les unes dans les autres, vous imaginez bien que la dernière est le plus simple… Grand moment de solitude quand nous avons commencé à déverrouiller tous les taquets de façon à donner du jeu à l’ensemble pour finaliser la pose du toit… Et si jamais tout se barre en sucette…

Patrick en conducteur de travaux hors pair et toujours confiant a mené la manœuvre avec succès et en moins d’une heure l’ensemble était posé, verrouillé et emballé. Ne reste plus que le détail des portes (deux petits « détails » de 3,20 x 1,40….) C’est donc le moment de détente de la journée, un petit tour de skidoo pour aller chercher du bois afin de confectionner un cadre assez solide pour supporter ces deux portounettes. Et comme d’hab on ne voit rien, on fait 3 tours de base pour chauffer l’engin afin qu’il arrive à trainer un peu de charge et on se gèle la tronche en espérant ne pas rester planter dans la poudre. Je passe sur la glissade qui a fait d’un pauvre et vieux tréteau en bois la victime d’un malheureux accident de la circulation. Une fois le bois rentré au chaud, on considère que pour un samedi le contrat est rempli. Une petite sieste avant de diner et un gros dodo pour la nuit, car demain dimanche est une autre histoire….

Assemblage du dernier panneau lateral

Laurent au verouillage

Le Doc prêt à recevoir le dernier élément du toît

Jour

Nuit

Concordia s'agrandit...

"il a pas traversé dans les clous Mr l'agent..."

Erick

mercredi 14 mai 2008

Opération "Lacher de Ballon" Phase II

Hello,

La joie des jours fériés, la grasse matinée, le réveil au son des petits oiseaux par une belle journée de printemps, le café pris avec sa bien-aimée dans la pelouse que l’on aura foulé pieds nues et les promenades dans les bois pour savourer cette journée de repos… j’imagine que vous voyez ce que cela veut dire ?

Et bien ici c’est un peu la même chose, le réveil qui vous sort du lit comme le ferait une corne de brume pendant un rêve idyllique, le pipi matinal après avoir traversé les 3500 m de tunnels dans la base, l’ouverture de la porte pour confirmer les –60°, et le Doc qui vous tombe dessus pour la visite médicale (que j’avais oublié…) poids, masse graisseuse, saturation, ecg, échographie, j’en passe et des meilleurs, on évite de justesse l’option vidange graissage digne de toute bonne révision… Une fois déclaré apte, juste après c’est le café prit au bureau technique avec Laurent et Patrick dont la tronche au réveil vous en dit long sur l’état d’usure des bonshommes… tout de suite, vous voyez moins de quoi je veux parler.

Et oui aujourd’hui c’est la seconde phase de la fabrication du shelter « Ballons sondes ». Pour infos cet abri aura pour but d’abriter les réserve d’hélium et un espace afin de gonfler le ballon équipés d’une radio sonde météo que Riccardo envois chaque jours à 19h30. Avant c’était fait dans la menuiserie, mais cette année il est quasiment impossible de la chauffer efficacement et les vannes cassent par –60°. c’est pourquoi il a été décidé de fabriquer un abris dédiés, plus petit et donc plus facile a chauffer que la menuiserie.

Le matériel étant rapatrié à l’endroit choisi, il ne faut pas croire que le mécano géant va se monter tout seul. Après la fabrication du plancher fait la veille par Laurent et Patrick, en cette douce matinée c’est le montage des cloisons qui est prévu. L’abri fera envions 3m de large, 4 de long et 3,40 de haut, une belle bête !!! il a été décidé de le monter dans le prolongement de l’abri à skidoo. La température affiche environ –63° le vent est faible. Nous allons passer plusieurs heures dehors, il s’agit donc de soigner l’équipement.

Pour ma part j’ai remis ma veste bleue IPEV que je trouve plus « maniable » que la veste rouge PNRA pour les travaux manuels. Les plaques font environ 50kg et nous allons avoir pas mal de chemin à faire pour aller chercher du matériel dans les "containers" techniques et aussi rapporter des éléments d’échafaudage. Pour seuls moyens de levage, nos petits bras car la chargeuse est en révision. Le détail de la tenue le plus délicat reste comme toujours les gants. Comment trouver le bon compromis entre chaleur (oué ok j’abuse, on va dire gelures évitées) et maniabilité. Je pense que ça n’existe pas, par –60° aucun isolant n’est assez efficace pour conserver l’usage de ses doigts, et le terme travailler avec des moufles prend ici tout son sens. Donc la solution pour ce matin. 2 paires de sous gants en laine (étonnamment, les sous gants IPEV bien que de piètre aspect, sont bien meilleurs que ceux, haut de gamme d’une grande marque de vêtement technique que j’ai apporté avec moi) et une paire de gants de ski 5 doigts. Une chaufferette dans chaque main pour avoir l’esprit tranquille (la méthode Qué est très en vogue ici…). Une autre solution et d’utiliser les gants 3 doigts plus chauds, mais moins maniables (bhé oui il manque quand même 2 doigts dans l’affaire…) Pour le visage, cache cou polaire, cagoule fine en soie, et bonnet classique. Pas de masque qui givre tout de suite au moindre effort.

Nous voici donc partis Laurent, Patrick et moi pour ce début d’assemblage. Les panneaux s’assemblent entre eux au moyen de taquets intégrés que l’on met en place avec une clef 6 pans. Le principe est simple, la réalisation aussi, par 20°. Dans les conditions paradisiaques qui nous inondent, pour parler poliment on en chie un peu…

En deux heures nous avons assemblé 3 panneaux. Il a été décidé de ne pas manger avec les autres pour profiter un maximum du jour. Juste une pause café pour récupérer l’usage des mains à mi parcours. Ajoutons à cela un voyage mémorable en skidoo (pour aller changer une plaque HS), dont les débuts à travers la poudreuse et hors piste pour cause de visibilité nulle et donc d’égarement ont bien amusé mes collègues qui était persuadés qu’usé par le plan mou, je comptais rentrer à DDU par la route du Raid vu la direction En effet, c’est quand j’ai vu des congère plus haute que mon résidu de par-brise, que ma situation peu loquace s’est éclaircie et que j’ai opté pour un changement de cap rapide et radical genre tribord toute à 90° et toujours plein gaz pour ne pas rester planté dans la poudreuse… Vers 14h30 nous décidons de jeter l’éponge après quasiment 4h passé dehors et la faim au ventre.

De plus notre tentative de montage du toit à été balayée par de la glace qui s’est accumulée dans les vis btr (on se demande comment s'est possible...) Le dernier effort à donc été de redescendre du toit de l’abri skidoo les plaques et de les rentrer au chaud…. Le constat de la journée (qui nous étonne) est qu’avec notre équipement, l’on peut travailler des séances de deux heures consécutives sans trop de mal par cette température (bon ça n’est pas non plus la fête à Neuneu…). Les mains restent comme prévu notre seule réelle limitation et entravent fortement notre vitesse de travail. Les efforts pour bouger les plaques se payent assez cher à cause de l’altitude, mais restent raisonnables. Après un rapide repas, la fatigue à envahi certain d’entre nous (oui bon ok moi le premier) et la sieste a été la plus douce chose de la journée…

Erick

Patrick

Laurent

Un chantier de rève

Au commencement il y avait ça...

la pause café chez Patrick

4 élément En 3heures...

Comment poser les 150kg de toit

On dirait qu'il fait froid

Coucou,

Une petite mise à jour météo, nous venons de rentrer de la plateforme Astro et il nous a semblé qu’il faisait un peu « froid », en effet nous avions quelques tâches un peu délicates de câblage a effectuer et tout ne s’est pas passé comme on le voulait…

En rentrant un coup d’œil sur la météo nous a indiqué un petit –75,8°

Les alarmes de température ont retenti tout l’après-midi dans la base, et du côté des techniques il semble que tout ne soit pas tout droit non plus…

Une sale journée pour le matos en somme…

Erick

mardi 13 mai 2008

Opération lacher de Ballons phase I

Hello,

1, 2, 3, 25,26 on sort la tête de, la bulle pour voir ou l’on va, 38,39 nous voilà à mis chemin 62 il faut amorcer le virage et ensuite s’arrêter au bon endroit pour ne pas s’enfoncer dans la neige « molle »… Et oui c’est ça le skidoo par –70° et presque de nuit. Il faut compter, car de toute façon on ne voit rien du tout.. Hier l’équipe technique avait besoin d’un pilote pour faire des AR entre la base et le camp d’été pour transporter les éléments du futur abris « ballon-sonde » de Riccardo Et forcément faire du skidoo de nuit par cette température ça ne pouvait en amuser qu’un…(bon après 10min le terme « amuser » s’est trouvé étonnamment surfait. Surtout quand il a fallu déplanter l’engin maléfique de la poudreuse à coup de « on pousse, on tire » et de jurons que je n’afficherais pas ici.)

Pendant que Patrick, Seb, et Laurent préparaient le chargement, Fabrizio et le Doc assuraient la réception. Entre les deux équipes, environs 600m, et un Doudou sur son skidoo. Le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas geler c’est de me cacher dans la bulle devenue complètement opaque par le givre et de compter entre les portions de lignes droites. Ceci afin d’éviter de me geler le visage et que les yeux sous l’effet du givre ne restent collés, le masque étant de toute façon devenu inutilisable au bout de 35sec.

Un des charmes de cet engin c’est l’échappement situé à l’avant dont les gaz ont le bon ton de sortir par le tableau de bord, juste dans la bulle, ce qui à pour effet de raviver des souvenirs parisiens un peu comme circuler à pied sur l’avenue Charles de Gaulle en heure de pointe ;) L’autre joyeuseté c’est cette délicate selle qui devenue dure comme du béton, maintien le fondement à une température proche du syndrome que la bien-aimée crème Nivea est sensé éviter…. Au bout de 20min après avoir tout essayé, à genoux, debout, assis sur un pied, j’ai pris mon mal en patience et alterné non sans effet sur ma conduite, les positions qui pourraient pour un observateur non averti, sembler les plus indécentes qui soit pour un engin de ce type.

Pendant que je cherchais le meilleur moyen d’avoir le moins « mal » mes compagnons se gelaient les mains (et le reste) à bouger dans 30cm de poudreuse des panneaux recouverts de métal d’une cinquantaine de kg et à m’attendre durant les rotations. Dans l’affaire je ne suis pas non plus certain d’avoir la plus mauvaise place. Au bout d’une grosse heure dehors, la concentration en ayant pris un coup (et surtout les yeux collés par le givre) j’ai frôlé (bon ok, je suis rentré tout droit) dans un basting latéralement émergeant à hauteur d’homme qui à eu pour effet d’explo, pardon de rayer le parebrise (bon ok, d’atomiser… c’est seb qui va ENCORE être content) je passe sur les embourbements, presque retournement et perte de chargement de la séance. Mais cette fois pas de panne d’essence ( extrait d’une conversation de la semaine dernière : "dis Seb, quand le truc il s’arrête c’est normal ?"

"Non Doudou faut mettre du carburant dedans alors tu prends tes petits pieds, ton bidon et tu vas mettre de l’essence…."

même ici on se sent bien con à 500m de la base en rade…

Voilà donc la première phase de l’opération « lâcher de ballons » qui annonce déjà de bons moments inoubliables pour assembler par –65° des « petites pièces »…

Erick

Patrick et Laurent à la préparation du chargement

Plus que 13....

Fabrizio le plombier docteur en recyclage de l'eau et Roberto le Doc au déchargement

Seb et Laurent à la réception d'une porte de 70kg....

mercredi 07 mai 2008

Dernier soleil

Coucou,

Comme vous le savez (et si vous ne le savez pas, vous allez l’apprendre) le soleil nous a quittés ce 4 mai. Avec Zazou nous avons voulu nous aussi le saluer à notre manière, laissant de coté les traquas du moment et autres manipes en pannes.

Quoi de plus dépaysant que d’aller prendre le thé sur le toit du bâtiment calme, au dessus du labo et de regarder l’astre du jour se coucher définitivement pour 3 mois… Croyez moi le thé ne reste pas brulant très longtemps et il faut savoir s’arrêter avant que les lèvres ne restent collées sur le verre… Un bout de styrodur pour ne pas se bruler le fondement et nous voilà bien installés pour de longues minutes à contempler ce beau spectacle. Zazoo qui était en Charentaises (bien qu’à la norme « CBA » les qualifiant « concordiaproof », ) a capitulé avant moi, le vent n’était pas avec nous. Je suis resté un peu plus longtemps, nous ne sommes pas prêt de le revoir de si tôt cela valait bien un peu de souffrances…

Erick