Hello,

1, 2, 3, 25,26 on sort la tête de, la bulle pour voir ou l’on va, 38,39 nous voilà à mis chemin 62 il faut amorcer le virage et ensuite s’arrêter au bon endroit pour ne pas s’enfoncer dans la neige « molle »… Et oui c’est ça le skidoo par –70° et presque de nuit. Il faut compter, car de toute façon on ne voit rien du tout.. Hier l’équipe technique avait besoin d’un pilote pour faire des AR entre la base et le camp d’été pour transporter les éléments du futur abris « ballon-sonde » de Riccardo Et forcément faire du skidoo de nuit par cette température ça ne pouvait en amuser qu’un…(bon après 10min le terme « amuser » s’est trouvé étonnamment surfait. Surtout quand il a fallu déplanter l’engin maléfique de la poudreuse à coup de « on pousse, on tire » et de jurons que je n’afficherais pas ici.)

Pendant que Patrick, Seb, et Laurent préparaient le chargement, Fabrizio et le Doc assuraient la réception. Entre les deux équipes, environs 600m, et un Doudou sur son skidoo. Le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas geler c’est de me cacher dans la bulle devenue complètement opaque par le givre et de compter entre les portions de lignes droites. Ceci afin d’éviter de me geler le visage et que les yeux sous l’effet du givre ne restent collés, le masque étant de toute façon devenu inutilisable au bout de 35sec.

Un des charmes de cet engin c’est l’échappement situé à l’avant dont les gaz ont le bon ton de sortir par le tableau de bord, juste dans la bulle, ce qui à pour effet de raviver des souvenirs parisiens un peu comme circuler à pied sur l’avenue Charles de Gaulle en heure de pointe ;) L’autre joyeuseté c’est cette délicate selle qui devenue dure comme du béton, maintien le fondement à une température proche du syndrome que la bien-aimée crème Nivea est sensé éviter…. Au bout de 20min après avoir tout essayé, à genoux, debout, assis sur un pied, j’ai pris mon mal en patience et alterné non sans effet sur ma conduite, les positions qui pourraient pour un observateur non averti, sembler les plus indécentes qui soit pour un engin de ce type.

Pendant que je cherchais le meilleur moyen d’avoir le moins « mal » mes compagnons se gelaient les mains (et le reste) à bouger dans 30cm de poudreuse des panneaux recouverts de métal d’une cinquantaine de kg et à m’attendre durant les rotations. Dans l’affaire je ne suis pas non plus certain d’avoir la plus mauvaise place. Au bout d’une grosse heure dehors, la concentration en ayant pris un coup (et surtout les yeux collés par le givre) j’ai frôlé (bon ok, je suis rentré tout droit) dans un basting latéralement émergeant à hauteur d’homme qui à eu pour effet d’explo, pardon de rayer le parebrise (bon ok, d’atomiser… c’est seb qui va ENCORE être content) je passe sur les embourbements, presque retournement et perte de chargement de la séance. Mais cette fois pas de panne d’essence ( extrait d’une conversation de la semaine dernière : "dis Seb, quand le truc il s’arrête c’est normal ?"

"Non Doudou faut mettre du carburant dedans alors tu prends tes petits pieds, ton bidon et tu vas mettre de l’essence…."

même ici on se sent bien con à 500m de la base en rade…

Voilà donc la première phase de l’opération « lâcher de ballons » qui annonce déjà de bons moments inoubliables pour assembler par –65° des « petites pièces »…

Erick

Patrick et Laurent à la préparation du chargement

Plus que 13....

Fabrizio le plombier docteur en recyclage de l'eau et Roberto le Doc au déchargement

Seb et Laurent à la réception d'une porte de 70kg....